Rassemblement Lubrizol du 26 septembre 2025 et du nouveau sur le site

6 ans après l’incendie !

Article mis en ligne le 28 septembre 2025
dernière modification le 29 septembre 2025

Le rassemblement pour l’anniversaire des 6 ans de l’incendie Lubrizol avait lieu jeudi 26.09.2025, à 18h.

Un stand animé par l’Union des Victimes de Lubrizol s’est tenu tout l’après midi, devant le Palais de Justice pour réclamer que Lubrizol soit jugé pour ses actes.

Le rassemblement de 18h a regroupé environ 70 personnes avec des prises de parole dont celle de Christophe de l’UVL.

Nous étions 6 de ATTAC Rouen.

Révélations parues dans REPORTERRE ce même jour :
Des concentrations très importantes de PFAS imprègnent encore les sous-sols de l’usine Lubrizol de Rouen : une pollution sous-estimée durant des années.

Les fumées sont dissipées depuis six ans, mais la pollution, elle, est toujours massive. Sous le site de Lubrizol à Rouen, les concentrations de PFAS mesurées dans les eaux souterraines de l’usine sont hors norme. Malgré les mesures mises en place pour contenir la pollution sur le site industriel normand, victime le 26 septembre 2019 d’un grave incendie, les concentrations de ces polluants dits « éternels » sont particulièrement élevées. Elles dépassent jusqu’à 870 fois la norme de potabilité et de 43 fois celle permise pour un pompage dans la nappe phréatique.
Ces taux rivalisent avec ceux retrouvés sous l’usine Arkema de Pierre-Bénite au sud de Lyon, au cœur d’un vaste scandale sanitaire.

Si la présence de ces polluants sur le site de Lubrizol était connue dès le lendemain de la catastrophe, l’ampleur réelle de la contamination est passée sous les radars durant des années. Grâce à des analyses détaillées des eaux souterraines datant de début 2025 et confirmées mi-septembre par de nouvelles données que Reporterre s’est procurées, il a enfin été possible de saisir l’étendue de cette pollution.
Loin de se cantonner à la zone sinistrée en 2019, l’imprégnation touche en réalité la totalité du site industriel. Elle était sans doute déjà en partie présente avant même l’incendie.

Dès le lendemain de la catastrophe, une première contamination aux PFAS a été envisagée : celle due aux mousses anti-incendie, déversées massivement sur le brasier durant plusieurs jours. Ainsi, le rapport relatif aux conséquences environnementales de l’incendie publié fin 2020, mené par le bureau d’études Ramboll, relevait déjà la présence de plusieurs PFAS (notamment le PFOS, 6:2 FTS, 8:2 FT, PFPeA et PFHxA) dans certains prélèvements de sol.

Si les résultats de cette enquête avaient été publiés à l’époque, l’enquête sur ce scandale aurait été orientée de façon bien différente ! Et le pollueur aurait été payeur... Mais le Collectif Unitaire Lubrizol, Bolloré & Co agit toujours pour que la vérité totale soit faîte et que justice soit rendue comme il se doit, en réparations pour toutes les victimes de Lubrizol.