Lubrizol 7 ans déjà !

, par Admin

Le 26 septembre 2019, Rouen et une partie de l’agglomération se réveillait sous un immense nuage de fumée
cancérigène, dont on retrouvera les traces jusqu’en Belgique. Les retombés de suies ont été nombreuses,
notamment dans le pays de Bray. À cela s’ajoute de très nombreux débris de toiture amiantée dispersés sur
plusieurs kilomètres à la ronde.
C’est sans oublier que nous avons échappé au pire. Si les salariés de l’entreprise n’avaient pas déplacé les
stocks de penta sulfure de phosphore, la ville aurait été touchée par un gaz mortel.

7 ans après, force est de constater que les investigations de la justice n’avancent pas vite. Si la DREAL a annoncé
rapidement avoir transmis à la justice un procès-verbal d’infractions à l’encontre de LUBRIZOL concernant 2
délits et 11 contraventions, il a fallu attendre janvier 2023 pour prendre connaissance du complément
d’expertise. Les experts confirment de nouveau que l’origine du feu est partie de LUBRIZOL. Début septembre
2025, nous apprenions que, dans le cadre d’une procédure devant le tribunal de commerce initiée par
LUBRIZOL, un nouveau rapport établi par deux experts du laboratoire central de la préfecture de police de Paris
« considère de manière formelle et sans conditionnel que le départ de feu s’est bien déclenché sur le site de
Lubrizol ».

7 ans après l’incendie, il est temps que la justice accélère dans le traitement du dossier. Actuellement mise en
examen pour « destruction involontaire par incendie due à la violation manifestement délibérée d’une obligation
de sécurité ou de prudence », « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité inférieure ou égale à 3 mois
par manquement délibéré à une obligation de prudence » ou encore « mise en danger de la vie d’autrui par
violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence », les juges d’instruction
devraient finir par se prononcer sur un renvoi de l’entreprise devant le tribunal correctionnel.